Economie de la Grande-Bretagne

Poids et structure

Le Royaume-Uni figure parmi les six premières économies mondiales par le produit intérieur brut. Les services représentent environ quatre cinquièmes de la valeur ajoutée, une proportion parmi les plus élevées des pays du G7. L'industrie manufacturière pèse moins d'un dixième, la construction environ 6 % et l'agriculture moins de 1 %. Cette spécialisation procure au pays un excédent structurel sur les services, en particulier financiers et professionnels, qui compense partiellement un déficit persistant sur les marchandises.

Conjoncture récente

L'économie a progressé de 0,4 % au deuxième trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent, un rythme comparable à celui de la zone euro. La production de services a augmenté de 1,5 % sur un an entre avril et juin 2026, celle de l'industrie manufacturière de 1,2 %. L'inflation des prix à la consommation s'établissait à 2,9 % en juillet 2026, au-dessus de la cible de 2 % fixée à la Banque d'Angleterre. Le déficit commercial atteignait 8 milliards de livres sur le trimestre.

Politique monétaire et finances publiques

Le taux directeur de la Banque d'Angleterre s'établissait à 3,75 % à l'été 2026, après une baisse cumulée d'un point et demi depuis août 2024. La dette publique représentait 94,1 % du produit intérieur brut. L'emprunt de l'État a atteint 57 milliards de livres sur les quatre premiers mois de l'exercice 2026-2027, en recul de 6 milliards par rapport à la même période de l'exercice précédent. Le cadre budgétaire repose sur des règles que le gouvernement s'impose à lui-même et sur les prévisions indépendantes de l'Office for Budget Responsibility.

Défis de long terme

La faiblesse de la productivité depuis la crise financière de 2008 constitue le principal frein à la progression des revenus. L'investissement des entreprises demeure inférieur à la moyenne des économies comparables. La sortie de l'Union européenne a alourdi les coûts d'échange avec le premier partenaire commercial du pays et pèse sur les flux de biens. Le vieillissement démographique et les besoins du service national de santé exercent enfin une pression durable sur les comptes publics.