Investir en Grande-Bretagne

Attractivité et flux d'investissement

Le Royaume-Uni demeure l'une des premières destinations européennes de l'investissement direct étranger. Le ministère du Commerce a recensé 1 020 projets au cours de l'exercice 2025-2026, générateurs de 69 166 emplois nouveaux et de 16 407 emplois préservés, en repli de 25,8 % en nombre de projets sur un an. Les États-Unis dominent avec 239 projets, devant l'Inde, la France et l'Allemagne. Londres capte à elle seule 326 projets, suivie par le Nord-Ouest.

Régime applicable aux investisseurs étrangers

Le droit britannique accorde aux investisseurs étrangers le même traitement qu'aux nationaux. Aucune autorisation générale n'est requise, les bénéfices se rapatrient librement et aucun contrôle des changes ne s'applique. Le National Security and Investment Act de 2021 impose toutefois une notification préalable obligatoire pour les acquisitions dans 17 secteurs sensibles, parmi lesquels la défense, l'énergie, les communications, l'intelligence artificielle et les technologies quantiques. Les opérations concernées ne peuvent pas être réalisées avant autorisation.

Fiscalité des sociétés

Le taux principal de l'impôt sur les sociétés s'élève à 25 % pour les bénéfices supérieurs à 250 000 livres. Un taux réduit de 19 % s'applique en deçà de 50 000 livres, avec un allègement dégressif entre les deux seuils. Le régime de déduction intégrale des investissements en machines et équipements, rendu permanent, autorise l'amortissement immédiat de ces dépenses. Le crédit d'impôt recherche a été refondu en un dispositif unique depuis avril 2024.

Dispositifs territoriaux

12 ports francs bénéficient d'avantages douaniers et fiscaux, notamment des exonérations de droits de mutation et de taxe locale sur les locaux professionnels. Des zones d'investissement offrent des mesures comparables dans plusieurs régions d'Angleterre ainsi qu'en Écosse et au pays de Galles. Les administrations dévolues disposent de leurs propres agences de promotion et de leurs propres aides, ce qui rend nécessaire un examen distinct des régimes écossais, gallois et nord-irlandais.

Points de vigilance

Le coût de l'immobilier professionnel dans le Sud-Est, la charge des cotisations patronales portée à 15 % et l'incertitude entourant la relation commerciale avec l'Union européenne comptent parmi les paramètres examinés par les investisseurs. Le recrutement de personnel non britannique suppose de son côté une licence de parrainage et le respect de seuils de salaire relevés à plusieurs reprises depuis 2024.