Le Royaume-Uni ne dispose pas de déclaration constitutionnelle des droits. La protection repose sur le Human Rights Act de 1998, qui a intégré la Convention européenne des droits de l'homme au droit interne et permet de l'invoquer devant les juridictions nationales. Le pays est resté partie à cette convention et membre du Conseil de l'Europe après sa sortie de l'Union européenne. L'Equality Act de 2010 interdit par ailleurs les discriminations fondées sur neuf caractéristiques protégées.
Freedom House attribue au Royaume-Uni un score global de 92 sur 100 dans son rapport 2026, avec 39 points sur 40 pour les droits politiques et 53 sur 60 pour les libertés civiles. L'organisation y décrit une démocratie stable, dotée d'élections libres et d'un paysage médiatique dynamique. Elle signale toutefois des restrictions récentes du droit de manifester, la progression des actes islamophobes, antisémites et hostiles aux migrants, ainsi que des réserves sur les garanties contre la corruption.
La presse britannique demeure l'une des plus concurrentielles d'Europe, avec une solide tradition d'enquête. Le droit de la diffamation, longtemps réputé favorable aux plaignants, a été assoupli par le Defamation Act de 2013. La BBC, financée par une redevance, reste soumise à une obligation d'impartialité contrôlée par l'Ofcom. L'Online Safety Act de 2023 impose aux plateformes des obligations de retrait des contenus illicites, un dispositif que plusieurs organisations critiquent pour ses effets possibles sur la liberté d'expression.
Le Police, Crime, Sentencing and Courts Act de 2022 puis le Public Order Act de 2023 ont élargi les pouvoirs policiers d'encadrement des rassemblements bruyants ou perturbateurs et créé de nouvelles infractions visant les actions de blocage. Ces textes ont suscité des critiques du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme et d'organisations de défense des libertés. Les juridictions britanniques ont d'ailleurs annulé certaines dispositions réglementaires prises sur leur fondement.
L'Investigatory Powers Act de 2016 encadre l'interception des communications et la conservation des données par les services de renseignement, sous le contrôle de commissaires judiciaires. Le règlement britannique sur la protection des données, hérité du droit européen puis ajusté par le Data (Use and Access) Act de 2025, régit les traitements de données personnelles sous la supervision de l'Information Commissioner's Office.