Climat de la Grande-Bretagne

Climat océanique tempéré

Le Royaume-Uni appartient au domaine océanique tempéré. La dérive nord-atlantique, prolongement du Gulf Stream, y transporte des eaux relativement chaudes et adoucit fortement les températures pour une latitude comprise entre 50 et 61 degrés nord. Édimbourg se situe à la hauteur de Moscou mais connaît des hivers bien plus cléments. Les écarts thermiques annuels restent modestes, avec des moyennes voisines de 5 degrés en janvier et de 17 degrés en juillet dans le sud-est.

Régime des précipitations

La pluie tombe toute l'année, mais sa répartition géographique varie fortement. Les reliefs de l'ouest arrêtent les masses d'air humide venues de l'Atlantique et reçoivent parfois plus de 3 000 millimètres par an, notamment dans le Lake District et en Snowdonia. Les comtés de l'est, comme l'Essex et le Cambridgeshire, se contentent de 550 à 700 millimètres, un total inférieur à celui de nombreuses régions françaises. Le nombre de jours de pluie compte davantage que les cumuls dans la réputation d'un climat souvent jugé maussade.

Variabilité et phénomènes extrêmes

Le passage rapide des perturbations atlantiques explique l'instabilité du temps d'un jour à l'autre. Les tempêtes hivernales frappent surtout l'Écosse et la façade occidentale, avec des rafales dépassant régulièrement 150 kilomètres par heure sur les côtes exposées. Le record national de chaleur a été établi le 19 juillet 2022 à Coningsby, dans le Lincolnshire, avec 40,3 degrés. Le minimum absolu, moins 27,2 degrés, a été relevé à Braemar et à Altnaharra, en Écosse.

Conséquences du changement climatique

Les étés se réchauffent et les vagues de chaleur gagnent en fréquence, un phénomène qui pèse sur un parc immobilier conçu pour retenir la chaleur et rarement climatisé. Les épisodes de pluies intenses accroissent le risque d'inondation dans les vallées et sur les côtes basses. Le Royaume-Uni s'est fixé par la loi, en 2019, un objectif de neutralité carbone à l'horizon 2050 et a fermé sa dernière centrale à charbon en septembre 2024.